Lorsque j’ai débuté la musculation, j’ai rapidement entendu dire que je devais optimiser mes apports nutritionnels et contrôler mes macros, pour prendre du muscle. Notamment en maximisant ma consommation de protéines. Au début, je m’en fichais pas mal, mais à force d’en entendre parler à tout-va, j’ai finalement décidé de porter une attention toute particulière à mon alimentation.
J’ai donc commencé par calculer mes macros-nutriments, et petit à petit, j’ai traqué tout ce que je mangeais. Je me souviens me nourrir, sans en avoir véritablement envie. Et à la fin, je faisais plus de la chimie que de la cuisine.
Dans ce billet, je vais t’expliquer pourquoi le suivi des macros n’a pas réellement d’intérêt.
Les nombres ne peuvent pas contrôler les comportements
Tout d’abord, il faut avoir conscience du fait qu’utiliser une application pour calculer ses macros, dans le but de contrôler ce que l’on mange, c’est comme se parfumer avec du citron et penser que le moustique ne nous piquera pas.
Ce que je veux dire, c’est que si tu as envie de grignoter un petit quelque chose, personne ne va sortir de l’application pour t’en empêcher. C’est une frontière imaginaire.
La fiabilité laisse à désirer
Le suivi n’est pas toujours possible ; lorsque l’on va au restaurant, par exemple, il est impossible de calculer ses macros ; les quantités, les glucides, les lipides et les protéines ne sont pas mentionnés.
Or, pour qu’une application calcule à notre place, il faut saisir la mesure exacte de la quantité mangée.
Sans parler de l’inévitable marge d’erreur.
Il me semble que dépendre de tels outils est problématique.
Quand manger devient contre-nature
Peser, compter, mesurer… C’est le même rituel à chaque repas.
Et encore, c’est « facile » quand il s’agit d’aliments séparés, que l’on vient assembler ensuite… Mais lorsqu’il faut faire de plats en sauces, comme les lasagnes, cela devient un vrai casse-tête. D’ailleurs, tu as peut-être arrêté d’en faire, c’était trop compliqué à calculer.
Manger uniquement des aliments que l’on a préparés et pré-portionnés soi-même ? Calculer le total des macros, puis répartir les quantités, pour avoir la bonne portion ? Voyager avec une balance alimentaire numérique dans son sac à main ? C’est ça l’objectif ?
Tous les systèmes alimentaires dans lesquels on ne peut faire qu’avec des outils et des équipements spécifiques (internet/app/téléphone…), n’est pas une vraie solution !
Les besoins intuitifs
Le calcul des nutriments éloigne l’humain de ses instincts. Chaque être humain est unique, le nombre de calories répartis en macro-nutriments n’est absolument pas représentatif de ses besoins.
Le corps est censé savoir ce dont il a besoin, de lui-même.
Quand on parvient à se "désintoxiquer" du sucre industriel, les signaux de "besoins" se remettent en marche et le cerveau sait si l’on a besoin de protéines, de lipides ou de glucides. Il le signale en envoyant des envies de manger tel ou tel aliment correspondant aux nutriments qu’il recherche.
Le risque de psychose
« Mince, je savais que je regretterais de manger ce croissant ! Je dois faire attention à mes glucides aujourd'hui »
« On mange chez des amis ce soir, ils cuisinent toujours avec trop d'huile. Il faut que je veille à descendre mes lipides au plus bas, aujourd’hui et demain ».
« Si je me couche assez tôt, je peux éviter d'avoir faim. C’est le seul moyen pour sauver mes macros du jour ! »
Lorsque l’on trace ses macros à longueur de journée, on arrive dans une seconde réalité.
Nous ne sommes plus dans l’ici et maintenant lorsque nous mangeons. On repense à ce que l’on a mangé avant, et ce que nous pouvons encore consommer avant la fin de la journée. On calcule pour ne pas dépasser, et l’on s’inquiète de trouver encore 30 grammes de protéines alors qu’il ne nous reste plus que 3 grammes de lipides.
Ce n'est pas seulement mentalement épuisant, c'est aussi un isolement émotionnel.
C’est une bataille secrète, qui se mène dans l’esprit, tout au long de la journée.
La nourriture a une âme
Le suivi des macros par l’apport quotidien défini en protéines, en glucides et en lipides ne sont que des limites créées pour dessiner ta propre prison. Les voyants rouges de l’application ne sont que des barrières mentales.
La nourriture est riche d'histoire, d'émotion et de contexte ; de saisons, de sol, de culture…
Il a une âme bien au-delà des nombres que tu peux retrouver dans tes repas, pour vraiment trouver la paix et la confiance avec la nourriture.
La qualité des produits alimentaires
As-tu peut-être déjà entendu parler des fameuses calories vides dans certains types d’aliments ? En réalité, il y a bien des calories, mais elles ne sont pas qualitatives pour ton organisme.
Ce sont généralement des aliments transformés. Parfois, les macros ne sont pas si terribles que ça, mais la composition est douteuse et dénuée d'intérêt pour la santé.
Manger une barre protéinée, où la liste d’ingrédients peine à rentrer sur l’emballage ne sera absolument pas bénéfique. Les macros-nutriments seront atteints, certes, mais les substances chimiques ne disparaissent pas, l’organisme est contraint de les assimiler également. Croyez-moi, ce n’est pas ce qu’il préfère.
Les aliments idéaux sont ceux qui contiennent, en plus de leur macro de base, des vitamines et minéraux, mais surtout une énergie que le corps pourra utiliser, sans se fatiguer pour l’ingérer.
L’énergie d’un aliment se décrit en fonction de son taux de non-transformation. Par exemple, un fruit cueilli dans l’arbre, qui a poussé sans traitement, est à son maximum énergétique.
Personnellement, je fonctionne ainsi, je choisis de manger des aliments qui n’ont subis aucune transformation ou le moins possible, et je dirais même des aliments bruts, vivants.
Je t’invite à télécharger ma formation gratuite sur l’alimentation vivante pour en savoir plus.
J’espère que mon article t’aura éclairé, l’idée est de t’inciter à te reconnecter à tes besoins primaires.
Evidemment, si tu calcules tes besoins nutritionnels dans le cadre d’un objectif précis, par exemple, une compétition ; là, c'est différent, car tu agis ainsi, sur du court terme.
À long terme, dans ton quotidien, il n’est pas normal, et encore moins naturel, de fonctionner en pesant tout ce que tu manges, en prévoyant ce que tu dois ingérer, etc.
Au-delà de l’aspect contraignant, le pire selon moi, est l’éloignement de la connexion avec toi-même. Tu t’éloignes de ton auto-apprentissage. Tu masques la personne que tu es. Et n'oublie jamais qu'il y'a d'autres facteurs à prendre en compte dans une perte de poids.
Si tu désires être encadré(e) dans cette démarche, la démarche du mieux-être et de la reconnexion à ton propre corps, sache que je peux t'accompagner en coaching personnalisé .