Maux de ventre

Ou mots de ventre… Ton corps te parle !

Définition : rien de plus simple, maux de ventre signifie douleur de ventre. On ne va pas y passer par quatre-chemins, le système digestif le fait déjà : mastication, digestion gastrique, digestion intestinale, et la dernière mignonnerie la digestion colique. Les bases posées, nous pouvons maintenant aborder le sujet.

Le ventre est très sensible parce qu’il centralise énormément de connexions nerveuses. On dit que c’est notre deuxième cerveau. La douleur est un message d’alerte que ton corps t’envoie. Souvent, tu verras que ce n’est pas grave et que, par de petits changements, la situation sera plus agréable. Mais (attention disclaimer), si la douleur te semble nouvelle, ou tout simplement que tu as un doute, file voir ton médecin, impérativement.

Les causes :

Nous sommes tous différents. Il est possible que ton système digestif soit « fragile » alors que celui de ta voisine, absolument pas, et cela, même si vous pratiquez le même sport, de la même façon et que vous mangez la même chose.

Aussi, niveau sport : les effets d’impacts sur le sol en course à pied, la compression du tube digestif sur le vélo (en position fléchie), le contact de l’eau sur le ventre en natation peuvent provoquer des troubles.

Pendant l’exercice, le flux sanguin se distribue surtout au niveau des muscles qui travaillent, du cœur, des poumons, et de la peau. L’estomac et l’intestin sont alors moins irrigués.

Sans compter que selon la température extérieure (chaleur ou au contraire grand froid) l’intestin est moins confortable.

Bref, pas mal de variantes à prendre en considération. Nous pouvons agir à certains niveaux, notamment sur l’alimentation.

L’alimentation. Oui, elle est primordiale.

Certains aliments sont à éviter, tu devines sans doute lesquels… Les aliments gras, faisandés, fermentés, épicés, irritants ou indigestes. Mince, tu étais invitée à la raclette de Mireille… T’inquiètes, on a dit éviter, pas interdit.

Cependant, je vais t’expliquer le pourquoi du comment, cela te donnera peut-être envie d’y faire plus attention.

Le gras (mais pas n’importe lequel)

Le mauvais gras est ce qui donne le plus de travail à ton estomac, car le volume de graisse exerce une pression importante ton système digestif. Cette nourriture affecte les niveaux de tes sucs (*sucs qui permettent de réduire en bouillie les aliments, pour mieux les redistribuer dans ton corps). C’est pourquoi ton système digestif a parfois du mal à faire son travail, ce qui entraîne des ballonnements, des nausées et/ou une sensation de gêne. Tu peux aussi souffrir de diarrhée, de remontées acides, etc.
Je parle ici des aliments gras, qui nutritionnellement ne sont pas intéressant, comme les plats cuisinés, les produits frits ou panés, le fromage, les biscuits et j’en passe.

Toutes les graisses (lipides) ne sont pas à mettre dans le même lot, je suis certaine que tu le sais déjà. Pour rappel voici un récapitulatif avec quelques exemples :

à éviter : les acides gras dits « trans » > biscuits, bonbons, viennoiserie, produits transformés… Les acides gras trans contiennent une double liaison carbone en configuration trans. Ces liaisons sont principalement produites lors de l’hydrogénation industrielle des huiles végétales et donc ne portent aucun intérêt pour votre organisme.

à modérer > beurre, viande rouge, fromage… Si vous consommez des matières animales, veillez à consommer si votre budget Bio ou directement de la ferme vous le permet. Il vaut mieux consommer moins et mieux qu’en abondance et de mauvaise qualité.

à ne pas oublier : les acides gras monoinsaturés ou Oméga 3 ( Qui ont pour effet de faire baisser le taux de « mauvais cholestérols » (LDL) ) Nous les trouvons notamment ici : oléagineux, avocat, huile d’olive, colza, ou de macadamia, l’huile de tournesol oléique (à ne pas confondre avec l’huile de tournesol classique)… Veillez à toujours acheter vos huiles vierges et si possible bio et à les conserver au frais et à ne pas les faire cuire pour en conserver tous leurs bienfaits et faire en sorte qu’elles ne s’oxydent pas.

à privilégiées : les acides gras polyinsaturés ou Oméga 6 > maquereaux, saumon, algue…

Note : privilégie un assemblage de produits non transformés. La tâche n’est pas évidente, je te l’accorde, mais tu verras, on s’y retrouve au niveau du goût et du bidou.

Et la, je t’entends d’ici me dire que malgré une alimentation saine, tu as toujours des troubles digestifs et que tu soupçonnes les fibres, que tu as incorporé en masse dans ton alimentation, puisque tu as entendu que c’était bon pour ton transit. Je vais donc t’expliquer la chose.

Rééduquer ton corps

Ton corps est incroyable, mais il a besoin de temps pour s’adapter. Il faut y aller étape par étape pour le rééduquer à l’alimentation. Les changements drastiques risquent de provoquer des douleurs et de perturber ton transit. Imagine que, chaque matin, tu prends un croissant, un jus de fruit et un café, puis d’un coup, tu décides de passer sur des fruits, du pain complet et des œufs. Quelle surprise pour ton estomac, bonne certes, mais il n’est pas habitué. Le travail digestif sera donc perturbé. Il faut y aller progressivement, surtout avec les aliments que ton corps n’a pas l’habitude d’absorber. Pour en revenir aux fibres, on en trouve beaucoup dans les légumineuses, mais attention de ne pas les consommer n’importe comment. Je développe ;

Les légumineuses (lentilles, pois, haricots, céréales complètes)

Riches en fibres et protéines végétales, elles peuvent remplacer les viandes, les volailles dans une alimentation végétarienne ou encore apporter une superbe source de protéines aux omnivores. Autre avantage, elles ont un fort pouvoir de satiété limitant ainsi les envies de grignotages. Elles ont aussi un effet protecteur contre le cancer colorectal, contre les maladies cardiovasculaire, et même le diabète. Et la, tu te dis :”Ah, ouais, quand même! Ce soir, le saladier de lentilles corail y passe!”. Et bien Non, surtout pas, tu risquerais d’en souffrir, Règle numéro 1, être progressif. Incorpore-les doucement et par petites quantités dans ton alimentation. Petit à petit, tu verras, elles feront partie intégrante de ton bien-être. Pour info, les doses journalières de fibres recommandées sont de 30 g. Autre info ultra importante : l’hydratation.

Hydratation

C’est le rappel de l’infini, mais je pense qu’il est bon que tu saches que si tu ne bois pas suffisamment d’eau et que ta consommation de fibre est élevée, tu risques d’obtenir l’effet inverse du bon transit. Un bloc se forme et retient les mauvaises bactéries dans ton organisme.

Stress

L’expression ”l’estomac noué” te dis peut-être quelque chose. En effet, le stress ne facilite pas la digestion, veille donc à te relaxer. Et la, dans ta tête, tu me réponds ”Facile à dire !”. Effectivement ce n’est pas simple, mais bonne nouvelle, cela s’apprend. D’ailleurs, c’est cadeau, pour finir voici du rab, spéciale posture et massage.

Postures et auto massages

– Masser le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre : c’est bien connu. Le petit plus, ajoutes à ton huile végétale ou ta crème quelques gouttes d’huile essentielle de lavande.

– Masser sous les côtes : assis ou à genoux, place les mains sur le bas des côtes, non loin du sternum puis masse doucement

– L’étirement qui soulage les ballonnements : de la plus simple des façons, debout.

-Yoga : la posture libération des vents, comme son nom l’indique est plutôt efficace, je te laisse juger par toi-même.

IMPORTANT :

N’étant pas médecin, je rappelle que des choses plus graves peuvent être liées à tes maux de ventre, comme le syndrome du côlon irritable, un ulcère de l’estomac, une colite ulcéreuse, une allergie au gluten, l’appendicite, etc. C’est pourquoi je te recommande de consulter si tu en sens le besoin.

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